La santé et la sécurité au travail sont des droits fondamentaux pour tous les travailleurs et travailleuses. Cette section vous guide vers des ressources et des informations utiles pour prévenir les risques, comprendre vos responsabilités et connaître les mécanismes de protection en cas d’accident ou de maladie professionnelle.

Santé et sécurité au travail – page de la FAE

Tout savoir sur la santé et la sécurité au travail

En cas d'accident ou de maladie du travail... voici ce qu'il faut savoir!

Ce document d’information de la CNESST explique, étape par étape, ce qu’il faut savoir en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle : comment aviser votre employeur, recevoir des soins, remplir une réclamation, demander des indemnités et vous faire rembourser certains frais. Il vise à vous aider à comprendre vos droits et vos démarches auprès de la CNESST en cas de lésion liée au travail.En cas d’accident ou de maladie du travail… voici ce qu’il faut savoir!

Lien vers le formulaire à compléter par centre de services scolaire

CSSCV – C2ITSM

CSSD – CONFORMiT

CSSPO – Déclaration d’événement

 

Droit de refus

Que peut faire le travailleur?

Selon la loi, un travailleur a le droit de refuser d’exécuter un travail qui présente un danger pour lui ou pour une autre personne. Il ne peut pas exercer ce droit si le refus met en péril la vie, la santé ou l’intégrité physique d’une autre personne (ex.: un pompier en service). Il doit aviser immédiatement son supérieur (ou un représentant de l’employeur), et lui donner les raisons de son refus de travail. Il doit rester disponible sur les lieux de travail, pour exécuter d’autres tâches, s’il y a lieu.

 

Que doit faire l’employeur?

L’employeur convoque le représentant du travailleur (représentant à la prévention, représentant syndical ou travailleur désigné). L’employeur et le représentant du travailleur examinent la situation et proposent des solutions pour apporter des corrections.

 

En désaccord?

Si l’employeur et le représentant du travailleur ne s’entendent pas sur le danger ou la solution, ils peuvent demander l’intervention d’un inspecteur de la CNESST. Si le travailleur croit que le danger est toujours présent, il peut maintenir son refus et demander l’intervention d’un inspecteur de la CNESST. L’inspecteur de la CNESST détermine si le danger justifie le refus. Sa décision prend effet immédiatement. Elle doit être suivie même si les parties ne sont pas d’accord. L’employeur et le travailleur, ou son représentant, peuvent toutefois demander une révision de la décision auprès de la CNESST.

 

Que savoir d’autre sur le droit de refus?

Dans certaines circonstances, l’employeur peut demander à un autre travailleur de remplacer le travailleur qui exerce son droit de refus. Il doit informer le remplaçant du refus et des motifs du refus. Ce travailleur peut alors accepter ou refuser d’exécuter le travail.

Le travailleur ne peut pas être congédié parce qu’il exerce son droit de refus. Il continue de recevoir son salaire et aucune sanction ne peut lui être imposée. Si l’employeur considère que le travailleur abuse de ce droit, c’est lui qui doit en faire la preuve.

Pour obtenir plus d’informations concernant le droit de refus, vous pouvez consulter le document de la CNESST.

Droit de refus de travailler

Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec le responsable du dossier SST au Syndicat. Nous sommes là pour vous soutenir.

Le retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite

La travailleuse enceinte ou qui allaite pour qui des conditions de travail comportent des dangers pour elle, pour son enfant à naître ou pour l’enfant qu’elle allaite, peut se prévaloir des dispositions relatives au retrait préventif de la travailleuse enceinte ou qui allaite prévues à la Loi sur la santé et la sécurité du travail.

Le retrait préventif, pour la travailleuse qui répond aux conditions d’exercice de ce droit, consiste à demander une affectation à d’autres fonctions ou tâches ne comportant pas les risques ou dangers établis par le certificat médical délivré par le médecin traitant.

Dans l’impossibilité d’être réaffectée par l’employeur, la travailleuse peut se retirer de son travail, tout en recevant une indemnité de la CNESST.

La travailleuse qui exerce ce droit conserve tous les avantages liés à son emploi régulier.

À la fin de sa réaffectation ou de son retrait du travail, elle réintègre son emploi régulier.

 

Conditions d’admissibilité

Pour être admissible au retrait préventif, la travailleuse enceinte ou qui allaite doit répondre à certaines conditions :

  • Être enceinte et avoir des conditions de travail comportant des risques de maladie infectieuse ou des dangers physiques pour elle ou pour l’enfant à naître;
  • Allaiter et avoir des conditions de travail présentant des dangers pour l’enfant allaité ;
  • Présenter un certificat médical délivré par le médecin traitant qui a consulté le médecin désigné par la Direction de la santé publique du territoire où se trouve son lieu de travail, attestant des risques ou des dangers que comporte son travail ;
  • Être en mesure d’être affectée à d’autres tâches.

La décision prise par la CNESST

C’est la CNESST qui décide d’accorder le droit au retrait préventif et le droit à l’indemnité de remplacement du revenu (IRR), sur la foi du certificat médical délivré en conformité des dispositions de la loi. La décision de la CNESST est rendue par écrit et elle est motivée. Cette décision de la CNESST peut être contestée.

Le dépôt du certificat médical qui atteste l’existence de risques ou dangers constitue une demande de réaffectation à d’autres fonctions ou tâches.

À la suite de la demande de réaffectation

  • Si l’employeur réaffecte la travailleuse à d’autres tâches qu’elle est raisonnablement en mesure d’accomplir et qui ne comportent pas les mêmes dangers ou risques, celle-ci occupe ce nouvel emploi.
  • Si l’employeur n’offre aucune réaffectation à la travailleuse, celle-ci se retire du travail et peut recevoir l’indemnité de remplacement du revenu (IRR) prévue.
  • Si l’employeur réaffecte la travailleuse à d’autres fonctions ou tâches comportant les mêmes dangers, celle-ci peut cesser de travailler et demander à la CNESST d’être indemnisée. Cette décision de la CNESST peut être contestée.

La CNESST, après enquête, rend une décision écrite et motivée, fondée sur l’avis du médecin traitant et sur l’évaluation qu’elle fait des tâches de la réaffectation. Cette décision de la CNESST peut être contestée.

  • Si la travailleuse est réaffectée à des tâches qui comportent de nouveaux dangers, elle doit recommencer le processus, c’est-à-dire voir son médecin, lui faire état des dangers ou risques et obtenir un nouveau certificat médical. La CNESST rend une décision écrite et motivée qui peut être contestée.
  • L’employeur ou la travailleuse peut contester le droit au retrait préventif, le droit à l’IRR ou le montant et la durée de l’IRR. La décision écrite et motivée rendue par la CNESST peut être contestée.
  • Si la travailleuse est réaffectée à des tâches qu’elle n’est pas raisonnablement en mesure d’accomplir (incapacité physique, aptitude, formation), elle peut cesser de travailler, demander à son syndicat d’intervenir ou, à défaut, demander à la CNESST d’examiner la situation. À la suite de cette demande de réexamen de la situation, la CNESST doit rendre une décision écrite et motivée dans les vingt jours. Cette décision a un effet immédiat et peut faire l’objet d’une demande de révision pour la travailleuse auprès de la CNESST dans les dix jours. L’employeur peut aussi demander une révision. Cette dernière décision rendue à la suite de la demande de révision peut être également contestée dans les dix jours auprès du Tribunal administratif du travail (TAT).

Mécanisme de contestation et délais

Hormis la situation précédente, toute décision de la CNESST peut faire l’objet d’une demande de révision dans les 30 jours de sa notification.

Une décision rendue par la CNESST suivant une demande de révision peut être contestée dans les 45 jours devant le TAT.

Indemnité de remplacement du revenu (IRR)

Lorsque la travailleuse n’est pas réaffectée dans d’autres fonctions et qu’elle satisfait aux conditions d’admissibilité, l’indemnité de remplacement du revenu lui est versée selon ce qui est prévu à la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LATMP).

  • Les cinq premiers jours ouvrables sont payés par l’employeur au taux du salaire régulier ;
  • Les quatorze jours civils suivants sont payés à 90 % du salaire net ;
  • Pour la suite, 90 % du revenu net retenu.

Cette indemnité a effet :

  • jusqu’à la 4e semaine précédant la semaine prévue de l’accouchement ;
    ou
  • jusqu’à la fin de la période d’allaitement ;
    ou
  • jusqu’à ce que l’affectation soit faite ;
    ou
  • jusqu’à ce que la situation dangereuse soit corrigée.
Signalement – Infiltration d’eau et moisissures

Ce formulaire vise à documenter rapidement toute infiltration d’eau ou travaux susceptibles d’entraîner la présence de moisissures dans votre établissement. Il permet d’assurer un suivi adéquat des interventions et de protéger la santé du personnel.

Fiche de prévention des moisissures

Déclaration d’une situation de harcèlement psychologique en milieu de travail

Un centre de services scolaire a l’obligation légale d’offrir un milieu de travail sain, sécuritaire et exempt de harcèlement psychologique et de violence.

Concrètement, cela signifie qu’il doit :

  • Mettre en place une politique de prévention du harcèlement

  • Informer le personnel des comportements inacceptables

  • Prévoir une procédure claire pour signaler une situation

  • Intervenir rapidement lorsqu’une situation est portée à sa connaissance

  • Prendre les mesures nécessaires pour faire cesser la situation

  • Assurer la confidentialité et prévenir toute forme de représailles

L’employeur ne peut pas ignorer une situation sous prétexte qu’aucune plainte formelle n’a été déposée. Il doit agir dès qu’il est informé d’un problème.

Vous trouverez la politique et le formulaire de déclaration propres à chaque centre de services scolaire ci-dessous.

En cas de doute ou de situation préoccupante, il est important de ne pas rester seul. Le syndicat peut vous accompagner dans vos démarches.

CSSCV – Politique relative à l’application de la loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence

CSSCV – Formulaire de déclaration d’une situation de harcèlement psychologique en milieu de travail

CSSD – Politique de prévention et prise en charge du harcèlement psychologique

CSSD – Formulaire de déclaration d’une situation en milieu de travail

CSSPO – Politique visant à contrer la discrimination, la violence et le harcèlement en milieu de travail respectueux et inclusif

CSSPO – Déclaration d’événement